



Nantes, début mars 2012.
En ce 8 mars, journée mondiale de la femme, j’ai envie de parler des droits des femmes, un sujet qui me touche. Peut être qu’il me touche plus que d’autres parce que j’ai été élevée par une mère féministe, et que j’ai intégré très tôt une manière de penser le monde en terme d’égalité entre les individus, quels qu’ils soient. Je ne prétend pas cependant être dénuée de préjugés, mais j’essaye de revenir constamment à mes valeurs, et d’élever le débat au dessus des pâquerettes, lorsque cela est possible. Essayer de voir le monde à travers le filtre de valeurs telles que l’égalité.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit, et lorsque l’on parle de féminisme, j’entends trop souvent des termes caricaturaux (sans parler des insultes de type « mal baisée », et autres « sale gouine »). Il s’agit avant tout de vouloir l’égalité entre hommes et femmes. Les féministes ne cherchent en aucun cas à « prendre le pouvoir », à écarter les hommes ou à les combattre. Le féminisme n’est pas une démarche d’opposition à l’autre, c’est au contraire une démarche de communion, notamment en termes de droits. On parle de partage, de respect, d’entraide.
On peut être féministe quelque soit son sexe. Il y a des hommes qui se revendiquent comme féministes, d’autres qui le sont sans même s’en rendre compte. Il y a aussi malheureusement des femmes qui n’ont aucune conscience de leur condition et de ces violences morales et physiques que la société leur impose.
A quoi sert la journée de la femme ?
J’ai pu lire ici ou là des commentaires infernaux sur cette journée, du type :

A ces deux individus, que j’ai pris un peu au hasard dans la longue liste du tag #journéedelafemme sur twitter, j’ai envie d’expliquer que la journée de la femme n’est ni ridicule, ni inutile.
Il s’agit, une fois par an, de relancer un débat qui doit se poursuivre tout au long de l’année. Prendre un temps, ponctuellement, pour rappeler que les problèmes sont bien là, pour interpeller l’opinion publique et nos chers médias. On peut évidement déplorer de n’aborder le sujet que trop rarement, mais ne pas en parler du tout, ne pas faire de bruit, n’est ce pas pire ?
C’est se taire, qui est inutile, et ne rien dire ne va effectivement rien changer.
La journée de la femme est une journée de lutte et de solidarité pour les droits des femmes, elle a malheureusement lieu d’être, parce que nous n’en avons pas fini avec les inégalités. La journée de la femme n’est pas une journée où l’on offre des fleurs à sa compagne assorties d’un « bonne fête chérie ».
Je vous invite à lire cet article de crêpe Georgette, si ce n’est pas déjà fait. Pour ma part je viens de passer une heure et demi à en débattre sur Facebook avec des hommes qui visiblement se sentent stigmatisés par les luttes féministes. Peu de réflexions positives en sont ressorties, malheureusement, mais je veux croire qu’il existe beaucoup d’hommes qui partagent ces idéaux d’égalité et sont conscient que si la condition des femmes s’améliore, c’est la condition de l’humanité toute entière, qui s’améliore.
Prenez le temps d’écouter ce plaidoyer de la lycéenne Alma Adilon-Lonardoni, la lauréate 2012 du concours des lycéens pour la défense des droits de l’Homme, du mémorial de Caen.
La semaine dernière j’ai fait un peu de poterie. J’ai encore beaucoup à apprendre dans ce domaine, mais c’est une activité qui détend énormément.






Maison radieuse Le Corbusier, Rezé, Septembre 2010.




Nantes, janvier 2012.
L’occasion de vérifier que la nature ne se laisse pas dompter sans se battre.